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Appels à communication 2017

Appel à articles Numéro spécial de TTR : "La traduction transculturelle et interlinguistique : s’y perdre et s’y retrouver" (date limite 1er septembre 2017)

Mis à jour : 1 Sep 2017

Selon Salman Rushdie, les (im)migrants déplacés à travers le monde sont des femmes et des hommes « traduits », ainsi appelés car ils doivent faire face à de nouveaux défis identitaires et culturels. Parmi ceux-ci, le transculturalisme, processus de traduction par lequel une personne est déplacée d’une culture à une autre pour y voir son identité à la fois enrichie et appauvrie. Le numéro thématique de la revue de traductologie TTR, « La traduction transculturelle et interlinguistique : s’y perdre et s’y retrouver », explorera les enjeux associés à l’(im)migration, c’est à dire ce qui peut se perdre (l’intransportable) et ce qui peut émerger de la traduction culturelle et sociolinguistique, à savoir le transculturalisme et l’interlinguisme.
Le Canada est un pays de Premières nations, d’Inuits et de nouveaux venus, ces derniers ayant participé à la construction de la fédération canadienne. Les colonisateurs et immigrants ont, dans un premier temps, été déplacés vers une nouvelle terre d’accueil, pour ensuite être confrontés à des défis variés engendrés par la traduction transculturelle et interlinguistique. Or, le Canada est primitivement la terre des Premières nations et des Inuits, peuples assujettis aussitôt l’arrivée des colonisateurs et des immigrants. Dès lors, dépossédés de leurs langues et cultures, ces peuples autochtones ont été confrontés au transculturalisme imposé par des colonisateurs. Alors que ces derniers groupes ont traditionnellement très peu, voire aucunement tiré profit du transculturalisme, bon nombre de colons et d’(im)migrants, sinon la plupart d’entre eux, ont su profiter de leurs expériences transculturelles et interlinguistiques. C’est d’ailleurs cette possibilité d’en profiter qui les motive à se soumettre au processus parfois long et pénible qu’est celui d’être déraciné. Dans ce cas-ci, il semble évident que la traduction, quelle que soit sa forme, peut devenir une arme à double tranchant.
Le numéro spécial « La traduction transculturelle et interlinguistique : s’y perdre et s’y retrouver » réunira des articles portant sur des expériences transculturelles (traduction transculturelle) et interlinguistiques (traduction interlinguistique) tant positives que négatives des Premières nations, des colonisateurs et des (im)migrants. Nous cherchons des contributions pluridisciplinaires portant sur une grande variété de perspectives ethnolinguistiques (p. ex., celle des Arméniens, celle des Juifs, celle des Transylvaniens d’expression allemande) et géographiques (celle de l’Argentine, celle du Brésil, celle du Canada, celle de l’Europe, celle des États-Unis, entre autres).
Voici une liste non exhaustive des axes de recherche proposés :
• Les Premières Nations et les Inuits du Canada, et la traduction transculturelle et interlinguistique
• Les populations (im)migrantes du Canada, et la traduction transculturelle et interlinguistique
• D’autres pays ou régions ayant une population (im)migrante importante et les enjeux de la traduction transculturelle et interlinguistique : p. ex., l’Amérique du Sud, l’Arabie Saoudite, l’Australie, l’Europe, les États-Unis
• Personnes déplacées (émigrants, (im)migrants et réfugiés) et la traduction transculturelle et interlinguistique : p. ex., Arméniens, Juifs, Transylvaniens germanophones
Veuillez envoyer votre proposition d’article de 250 mots et une notice bio-bibliographique d’une page (maximum), en anglais ou en français, à gillian Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. d’ici le 1 septembre 2017. Les auteures et auteurs seront informés de l’acceptation de leur proposition avant le 15 septembre 2017. La date limite pour soumettre les articles de 6000 à 8000 mots est le 31 décembre 2017.

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Call for Articles
Special issue of TTR:
Lost and found in transcultural and interlinguistic translation

In the words of Salman Rushdie, (im)migrants who have been borne across the world are translated (wo)men. Through the process of translation, i.e. transculturalism, they come from one culture and enter another one, while during the process something can get lost, but something can also be gained. The special issue of the translation studies journal TTR “Lost and found in transcultural and interlinguistic translation” will explore what can be lost and found in the process of cultural and linguistic translation, or transculturalism and interlingualism.
Canada is a country of colonization and (im)migration, of settlers and newcomers who have been borne across, and who have (had) to deal with the various challenges that arise from the move from one culture to another, from one sociolinguistic system to another, and of Indigenous groups who have been subjected to the arrival of colonizing settlers and immigrants, and who have been subsequently faced with the challenges of forced “transculturation” into the immigrant cultures and languages. While the latter Indigenous groups have benefited little, if at all, from transculturalism, many, if not most, settlers and immigrants have gained from their transcultural and interlinguistic experience. In fact, it is the potential for gain that motivates them to take the often difficult decision to be borne across. Clearly then these forms of translation are double-edged swords.
Articles on gainful, productive or successful transcultural (cultural translation) and interlinguistic (linguistic translation) experiences of Indigenous peoples, settlers and (im)migrants as possible models will be welcomed, in addition to research on failed attempts at transcultural and interlinguistic translation, notably on the impact of immigration on Indigenous populations. We are seeking a broad range of ethnic (for example, Armenians, First Nations, Jews, German-speaking Transylvanians) and geographical perspectives (Brazil, Canada, European countries, the United States, among others), to open up possibilities for comparative analyses.
Possible themes include, but are not limited to,
• Canada’s First Nations and Inuit peoples, and transcultural and interlinguistic translation
• Canada’s (im)migrant populations, transcultural and interlinguistic translation
• Other countries or regions built on (im)migration and issues of transcultural and interlinguistic translation: Australia, Europe, Saudi Arabia, South America, the United States
• Displaced persons (emigrants, (im)migrants and refugees), and transcultural and interlinguistic translation: e.g., Armenians, Jews, German-speaking Transylvanians (e.g., Banat Schwaben and Saxons)

Please send your 250-word proposal along with a biobibliographical note (maximum 1 page), in English or French, to Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. and Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. by 1 September 2017. Proposal acceptance notification will be sent to authors by 15 September 2017. The deadline for submitting your 6000 to 8000-word article is 31 December 2017.

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