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Appels à communication 2017

Ré-fléchir l'internationalisation des formations : quels dispositifs d’enseignement/apprentissage des langues de spécialité, professionnelles ou générales ? (40e Congrès de APLIUT - Toulouse 31 ami-2 juin 2018)

Mis à jour : 1 Nov 2017

Appel à communications pour le 40e Congrès de l’APLIUT
IUT A Toulouse, du 31 mai au 2 juin 2018

Ré-fléchir l'internationalisation des formations :
quels dispositifs d’enseignement/apprentissage des langues de spécialité, professionnelles ou générales ?

Le sociologue Guy Rocher définit l’internationalisation comme se référant : « aux échanges de diverses natures, économiques, politiques, culturels, entre Nations, aux relations qui en résultent, pacifiques ou conflictuelles, de complémentarité ou de concurrence » (2001 : 19).

Toutes les structures des sociétés sont affectées par l’internationalisation, y compris les formations au sein de l’enseignement supérieur. Au sein des IUT, comme dans l’ensemble des formations dans le secteur LANSAD, les enseignant·e·s de langues sont directement concerné·e·s par l’internationalisation où la maîtrise des langues de spécialité ou professionnelles contribue à améliorer la mobilité internationale et l’employabilité. D’autre part, les enseignant·e·s de langue peuvent collaborer, épauler les enseignant·e·s de spécialité dans le processus d’internationalisation (par exemple, l’Enseignement d’une matière par l’intégration d’une langue étrangère (EMILE) ou les semaines internationales où les enseignant·e·s de spécialité dispensent des cours en anglais pendant une semaine).

Cette implication dans l’internationalisation est une réponse à la demande du monde de l’entreprise d’acquisition d’un savoir-être professionnel, d’un savoir-agir, et d’une adéquation à une demande croissante de professionnalisation et d’internationalisation des étudiant·e·s dans les enseignements en France et en mobilité (programme Erasmus +, stages). Il s’agit pour l’IUT de se positionner comme acteur du secteur LANSAD en vue d’aller vers une internationalisation pleinement réfléchie. Car l’internationalisation peut avoir des effets négatifs sur les pratiques linguistiques comme l’ont montré les travaux de Claude Truchot (notamment 2013), spécialiste des phénomènes contemporains de dynamique des langues (effets linguistiques de la mondialisation, traitement des langues dans les entreprises, diffusion internationale de la langue anglaise).

L’IUT, de par sa position stratégique entre le lycée et le second cycle de l’université où, de plus en plus de masters « s’internationalisent », devient le lieu privilégié de réflexion pour l’internationalisation en lien avec la professionnalisation. Structurellement transdisciplinaire, l’IUT se veut un lieu de propositions articulant la spécialité et la « langue », en collaboration étroite entre enseignant·e·s de langues et collègues de spécialité au sein d’un même département.
Les formations dispensées à l’université visent non seulement à développer les compétences attendues dans le monde professionnel et à l’international mais aussi à insérer les étudiant·e·s dans la société. Cet ensemble complexe (étudiant·e - savoir - enseignant·e - université - société) peut se décliner sur trois niveaux : micro (les formations), méso (national) et macro (international). Tous les acteurs du système interagissent. Il conviendrait donc qu’ils coopèrent en intégrant chaque niveau afin de mettre en place une internationalisation réfléchie.

L’aspect essentiel qu’il convient de considérer avant toute mise en place concerne les enjeux disciplinaires, linguistiques, culturels, sociaux, politiques et économiques de l’internationalisation des formations (aux niveaux micro, méso, macro).

Les communications pour le congrès pourront porter sur les axes suivants (liste illustrative mais non exhaustive) :

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