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Les grandes aires linguistiques - Colloques

Etats généraux du français en francophonie. Français et diversité linguistique :...

Zuletzt aktualisiert: 1 Jun 2010

... défis et visions d'avenir

Suisse, Universités de Lausanne, Neuchâtel, Fribourg et Genève, du 4 juin au 22 octobre 2010

Voir le site de l'Université de Genève

 

 

ARGUMENTAIRE

Le français constitue à la fois une condition et un enjeu de la Francophonie institutionnelle et politique. Si la langue assume des fonctions importantes dans la construction des identités et la circulation des idées, elle les assume en lien avec des contextes particuliers et en contact avec d’autres langues.

Du point de vue du contexte, il est impératif de réfléchir à la réalité de la langue dans différentes sphères sociales (état du français), d’une part, et au rôle structurant de ces sphères dans l’évolution de la langue (dynamique du français), ces sphères étant elles-mêmes empreintes d’une certaine diversité linguistique.

Du point de vue du contact, il est important de penser de plus en plus précisément les liens entre français et multilinguisme. Cela exige une réflexion sur la part assumée par différentes langues dans un même contexte, mais aussi sur le rôle du multilinguisme lui-même comme posture originale dans les rapports sociaux et la circulation des savoirs.

Ces Etats généraux ont pour ambition de pointer quelques lieux significatifs d’observation et de réflexion sur le français en contexte et en contact. Ils aborderont quatre domaines en particulier :

  • le corpus de la langue : il s’agit de délimiter ce qui fait le français aujourd’hui, dans ses différentes expressions (médias, littérature, jeunes, migrants, etc.), ses variétés et la récurrence des phénomènes de contact avec d’autres langues ;
  • la signification sociale de la langue : il s’agit de comprendre en quoi la langue assume, avec ou contre d’autres, des fonctions politiques, économiques et sociales variées, liées notamment à l’intégration, à la circulation des biens et des savoirs, à l’équité ;
  • l’enseignement/apprentissage de la langue : il s’agit de sonder les liens entre la vitalité d’une langue et son enseignement, et d’illustrer la manière dont le multilinguisme peut constituer une plus-value éducative ;
  • l’aménagement de la langue : il s’agit d’envisager notamment le rôle des technologies en lien avec les fractures sociales et les conditions d’accès la langue commune.

Plus précisément, ces Etats généraux répondront aux questions suivantes :

  • comment le français évolue-t-il, compte tenu notamment des mouvements migratoires et du développement des nouvelles technologies de la communication ?
  • comment le français se manifeste-t-il, au contact d’autres langues, dans la production littéraire, dans les médias, dans l’édition ?
  • comment illustrer et valoriser le français tout en reconnaissant la valeur du multilinguisme ?
  • quelles fonctions le français et le multilinguisme jouent-ils en termes d’identification sociale dans les différents espaces francophones ?
  • quel rôle le français et le multilinguisme assument-ils dans l’éducation ?
  • quel rôle le français et le multilinguisme jouent-ils dans l’élaboration et la transmission des connaissances ?
  • quelle place le français peut-il prendre dans le multilinguisme sur le plan international ?

Ces Etats généraux se déclineront en un certain nombre de manifestations scientifiques et publiques autour des défis linguistiques actuels de la Francophonie. Un événement d’ouverture aura lieu le 4 juin à l’Université de Lausanne, en présence du Secrétaire général de la Francophonie, le président Abdou Diouf. Un événement de clôture aura lieu le 22 octobre au château de Chillon, dans le cadre immédiat du Sommet. On y présentera un Acte final des Etats généraux, sous la forme d’un message adressé à l’OIF et aux Etats membres.

Chaque manifestation associera réflexion scientifique et paroles de terrain à partir de l’identification de quelques enjeux à forte portée sociale et/ou politique. A chaque étape, on veillera en outre à mettre en lien la réflexion et le terrain suisses avec les recherches et les terrains internationaux, en assurant une couverture Nord-Sud. A ce propos, on soulignera la visibilité particulière de la recherche orientée en matière de multilinguisme depuis quelques années en Suisse (Programme national de recherche 56 sur « Diversité des langues et compétences linguistiques en Suisse ») et en Europe (projet européen intégré DYLAN sur « Dynamique des langues et gestion de la diversité »).

COMITE DE PILOTAGE

  • Laurent Gajo (président)
    Directeur de l’ELCF à la Faculté des lettres de l’Université de Genève, membre du Conseil scientifique de l’AUF, membre de la DLF
  • Marie-José Béguelin
    Directrice de l’ISLC à l’Université de Neuchâtel, présidente de la DLF
  • Anne-Claude Berthoud
    Professeure à l’Université de Lausanne, présidente de l’ASSH
  • François Grin
    Directeur de l’observatoire « Economie-Langues-Formation » à l’Ecole de traduction et d’interprétation de l’Université de Genève, membre de la DLF

    PARTENAIRES, SOUTIENS FINANCIERS

    Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), Etat de Vaud, Triangle Azur (Universités de Genève, de Lausanne et de Neuchâtel), Agence universitaire de la Francophonie (AUF), Conférence intercantonale de l’instruction publique (CIIP), Académie suisse des sciences humaines et sociales (à confirmer), Association suisse de linguistique appliquée (à confirmer), Ecole de langue et de civilisation françaises (Unige), Faculté des lettres de l’Unige (à confirmer), Ecole de traduction et d’interprétation de l’Unige (à confirmer), Faculté des lettres et sciences humaines de l’Unine, Centre de linguistique et des sciences du langage (Unil), Ambassade de France, Délégation Wallonie-Bruxelles, Ecole internationale de Genève (à confirmer)

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