Le débat linguistique en Algérie : pourquoi pas quatre langues ?


Última actualización: 8 Jun 2020
Arezki Ighemat, 06 juin 2020 à 9 h 30 min

«Imdanen akken ma Illan ttlalen d ilelliyen msawan di Ihwerma d yizerfan-ghur sen tamsakwit d lâquel u yessefk ad-tili tegmatt gar asen » (Art.1 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme; voir traduction à la fin du présent papier).

En Algérie, le débat sur les langues – quelles langues et quelle est leur place dans la vie sociale, la recherche et le développement – n’est pas d’aujourd’hui. Il s’est accentué après la décision, dans les années 1970, par le président Boumediène d’arabiser le pays. A cette époque, la question était : «Laquelle, de l’arabe ou du français, doit dominer ?

Dans les années 1980, 1990 et surtout 2000, le débat s’est élargi à une autre langue, tamazight et la question est devenue : «Quelle est la place de cette langue parmi les deux précédentes ?» Depuis quelques temps, et aujourd’hui encore, une autre langue, l’anglais est venue animer et complexifier davantage le débat et la question est devenue : «De la langue française ou anglaise, quelle est celle qu’il faut privilégier ?».

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