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Les « langues de France », 20 ans après (Glottopol n°34 juillet 2020)


Última actualización: 2 Jul 2020

«  Langues de France ». Au-delà du symbolique ?  par Christian Lagarde

Faire le point, deux décennies après sa publication, sur les effets du Rapport et de la liste Cerquiglini, tel est l’objet de ce dossier. Outre cette présentation, il se compose de deux entretiens et de onze articles. Les entretiens, qui sont le fait de responsables politiques, sont un précieux contrepoint aux analyses d’universitaires à la fois rigoureux et engagés – comme tout humaniste devrait l’être – dans la défense de la diversité linguistique. Ces entretiens nous ont été accordés par Bernard Cerquiglini lui-même, l’initiateur, qui dans un discours à la fois feutré et assumé, fait retour sur la trajectoire de son texte de 1999 ; par son actuel successeur au poste de Délégué Général en charge de la DGLFLF, Paul de Sinety, qui vise à établir un bilan officiel des actions menées par l’organisme dont il a la charge bouton ht de page

Les onze contributions, qui n’ont pas la prétention de rendre compte de l’ensemble du champ des « langues de France » – vaste panorama qu’a relevé le défi de décrire, sur plus de 800 pages, la récente Histoire sociale des langues de France (2013), dirigée par Georg Kremnitz – émanent d’universitaires reconnus en tant que spécialistes du droit ou de la jurilinguistique, de l’histoire et de l’histoire culturelle, et principalement de la sociolinguistique, davantage du point de vue macro que micro.bouton ht de page

L’ambition, dont le lecteur dira si elle a été ou non tenue, était, d’une part, de reconstituer, dans une perspective globale, les processus à l’œuvre et l’impact des discours et des interventions réalisées sur la période ; d’autre part, de dégager certaines spécificités contextuelles ou consubstantielles à telle ou telle langue, à tel ou tel territoire. Ainsi, à côté des langues régionales « classiques » que sont le breton ou le corse, néanmoins revisités, on y aborde le sort des multiples langues ultramarines (particulièrement les polynésiennes et kanak), plus ou moins en rupture avec l’État-nation, celui des langues transfrontalières, à travers le platt (ou francique), ou des langues non territorialisées, comme l’arabe, objet de contorsions définitoires et de problématiques d’intégration des plus sensibles.

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