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Enseignement supérieur

Internationalisation n'est pas anglicisation (La Cour constitutionnelle italienne)

Mis à jour : 10 Mai 2018

Il faut décortiquer la jurisprudence de la Cour constitutionnelle. Ainsi l'internationalisation ne saurait aboutir à la marginalisation de la langue italienne. La distinction impacte le patrimoine culturel, le principe d'égalité, la liberté d'enseignement et l'autonomie universitaire. Extrait (CEI, 29 janvier 2018) :

IT

In relazione alla valenza della lingua italiana, si è affermato che dal principiofondamentale della tutela delle minoranzelinguistiche di cui all'art. 6 Cost. si desume coma la lingua sia «elemento fondamentale di identità culturale e (...) mezzo primario di trasmissione dei relativi valori», «elemento di identità individuale e collettiva di importanza basilare».

La rilevanza della lingua italiana emergeanche da altre disposizioni costituzionali,di tutela :

- del patrimonio culturale (art. 9 Cost.), in quanto tale lingua, nella sua ufficialità, e quindi primazia, è «vettore della cultura e della tradizione immanenti nella comunità nazionale»;

- principio d'eguaglianza (art. 3 Cost.),«anche sotto il profilo della parità nell'accesso all'istruzione, diritto questo che la Repubblica, ai sensi dell'art. 34, terzo comma, Cost., ha il dovere di garantire, sino ai gradi più alti degli studi, ai capaci e meritevoli, anche se privi dimezzi»;

- libertà d'insegnamento, «garantita aidocenti dall'art. 33, primo comma, Cost., la quale, se è suscettibile di atteggiarsi secondo le piùvarie modalità, rappresenta pur sempre (...) una prosecuzione ed una espansione” (…) della libertà della scienza e dell'arte»;

- autonomia universitaria, «riconosciuta e tutelata dall'art. 33, sesto comma, Cost., che non deve peraltro essere considerata solo sotto il profilo dell'organizzazione interna, ma anche nel “rapporto di necessaria reciproca implicazione” con i diritti costituzionali di accesso alle prestazioni».

In relazione alla valenza delle lingue straniere, la Corte ha affermato che: « La progressiva integrazione sovranazionale degli ordinamenti e l'erosione dei confini nazionali determinati dalla globalizzazione possono insidiare senz'altro, sotto molteplici profili, tale funzione della lingua italiana: il plurilinguismo della società contemporanea, l'uso d'una specifica lingua in determinatiambiti del sapere umano, la diffusione a livello globale d'una o più lingue sono tutti fenomeni che, ormai penetrati nella vita dell'ordinamento costituzionale, affiancano la lingua nazionale nei più diversi campi ».

Il bilanciamento tra questi due valori viene dalla Corte attuato nel modo che segue.

I fenomeni di internalizzazione non devono costringere la lingua italiana « in una posizione di marginalità: al contrario, e anzi proprio in virtù della loro emersione, il primato della lingua italiana non solo è costituzionalmente indefettibile, bensì - lungi dall'essere una formale difesa di un retaggio del passato, inidonea a cogliere i mutamenti della modernità – diventa ancor più decisivo per la perdurante trasmissione del patrimonio storico e dell'identità della Repubblica, oltre che garanzia di salvaguardia e di valorizzazione dell'italiano come bene culturale in sé ».

Ne consegue che l’obiettivo dell'internazionalizzazione « deve essere soddisfatto, tuttavia, senza pregiudicare i principî costituzionali del primato della lingua italiana, della parità nell'accesso all'istruzione universitaria e della libertà d'insegnamento ».

FR

En ce qui concerne la valeur de la langue italienne, il a été déclaré que par principe fondamental de la protection des minorités linguistiques, prévu à l'art. 6 de la Constitution, il est déduit que la langue est "un élément fondamental de l'identité culturelle et (...) le principal moyen de transmission de ses valeurs", "un élément d'identité individuelle et collective d'importance fondamentale".

L’importance de la langue italienne ressort également d'autres dispositions constitutionnelles de protection:

- le patrimoine culturel (article 9 de la Constitution), car cette langue, sous sa forme officielle, voire sa primauté, est «un véhicule de culture et de tradition immanent à la communauté nationale»;

- le principe d'égalité (article 3 de la Constitution), "également en termes d'égalité dans l'accès à l'éducation, un droit que la République a le devoir de garantir jusqu'aux plus hauts niveaux d'études, conformément à l'art. 34, troisième alinéa, de la Constitution, à toute personne capable et méritante, même si elle est sans moyens »;

- la liberté d'enseignement, « garantit aux enseignants par l'art. 33, premier alinéa, de la Constitution, que, si elle est susceptible d’être conçue selon les plus diverses façons, elle « reste toujours (...) une continuation et une extension » (...) de la liberté de la science et de l'art » ;

- l’autonomie universitaire, «reconnue et protégée par l'art. 33, sixième alinéa, de la Constitution, qui cependant ne doit être considérée que sous le profil de l'organisation interne, mais aussi par rapport à une « implication nécessaire auprès d’une relation mutuelle » avec les droits constitutionnels de l'accès aux prestations.

En ce qui concerne la valeur des langues étrangères, la Cour a déclaré que : "L'intégration supranationale progressive des systèmes nationaux et l'érosion des frontières nationales provoquée par la mondialisation peuvent sans aucun doute miner, à bien des égards, la fonction de la langue italienne : le multilinguisme de la société contemporaine, l'utilisation d'une langue spécifique dans certains domaines de la connaissance humaine, la diffusion mondiale d'une ou plusieurs langues sont tous des phénomènes qui, ayant pénétré dans la vie du système constitutionnel, accompagnent la langue nationale dans les domaines les plus divers".

L'équilibre entre ces deux valeurs est atteint par la Cour de la manière suivante.
Les phénomènes d'intériorisation ne doivent pas forcer la langue italienne "dans une position de marginalité : au contraire, et précisément en raison de leur émergence, la primauté de la langue italienne n'est pas seulement indéfectible sur le plan constitutionnel, mais - loin d'être une défense formelle d'un patrimoine du passé, incapable de saisir les changements de la modernité - elle devient encore plus décisive pour la transmission continue du patrimoine historique et de l'identité de la République, ainsi qu'une garantie de préservation et de valorisation de l'italien en tant que bien culturel en soi.
Il s'ensuit que l'objectif de l'internationalisation " doit cependant être atteint, sans préjudice des principes constitutionnels de la primauté de la langue italienne, de l'égalité d'accès à l'enseignement universitaire et de la liberté d'enseignement ".

Traduit avec www.DeepL.com/Translator

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