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Appels à communication 2017

Enseigner les Langues-Cultures dans l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur - 46e Congrès de l'UPLEGESS - du 6 au 9 juin 2018 (Appel à communication, date limite 4 mars 2018)

Mis à jour : 16 Déc 2017

46ème Congrès de l’UPLEGESS
à Paris School of Business du 6 au 9 juin 2018

sous le Haut Patronage de la Commission des titres d’ingénieur (CTI), de la Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion (CEFDG), de la Conférence des grandes écoles (CGE) et du Chapitre des écoles de management de la CGE (en attente de confirmation)

Enseigner les Langues-Cultures dans l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur :

Bilan et perspectives 20 ans après la déclaration de la Sorbonne (1998 - 2018)

Appel à communications

Thématique générale

20 ans après la déclaration de la Sorbonne la France accueille en 2018 les 48 membres de l’Espace européen de l’enseignement supérieur (EEES) afin de faire le bilan du processus de Bologne et de fixer les objectifs pour les années à venir. L’intention initiale essentielle de la déclaration de la Sorbonne et de ses quatre pays signataires (la France, l’Italie, l’Allemagne et la Grande Bretagne) était l’harmonisation de l’EEES afin de faciliter et de renforcer la mobilité des étudiants et des enseignants-chercheurs. Cet objectif général a été accompagné par d’autres buts comme la création d’un système de diplômes aisément lisibles et comparables, la mise en place du système de crédits ECTS, la promotion de la coopération européenne en matière d’évaluation de la qualité et la promotion de la dimension européenne dans l’enseignement supérieur. Le processus de Bologne (1999) a été développé par la suite à travers les communiqués de Prague (2001), Berlin (2003), Bergen (2005), Londres (2007), Louvain-la-Neuve (2009), Budapest/Vienne (2010), Bucarest (2012) et Erevan (2015).

Force est de constater que ces déclarations successives du processus de Bologne restent étonnamment vagues par rapport à la place stratégique accordée à l’apprentissage des langues. S’il était question au départ de l’importance donnée à la possibilité d’ « acquérir des compétences en langues vivantes » (déclaration de la Sorbonne 1998) et « du plein respect de la diversité des cultures et des langues » (déclaration de Bologne 1999), le communiqué d’Erevan de 2015 ne mentionne plus du tout l’enjeu de la diversité des langues ni l’intérêt de leur apprentissage.

Le processus de Bologne est ainsi caractérisé par une ambiguïté structurelle quant au sens donné à l’EEES en tant qu’espace plurilingue et multiculturel. Tantôt la diversité est mise en avant comme source inépuisable de la vitalité de la synergie entre les langues et les cultures, tantôt l’harmonisation prime au détriment de la diversité en imposant une uniformisation linguistique.

Or, comme le constate le philosophe et sinologue François Jullien, « l’uniforme est un concept (...) de la production (...). Il relève, non pas d’une nécessité, mais d’une commodité : moins coûteux, parce que produit en chaine. Son seul mérite est de hausser le rendement et d’accroître la facilité. » 1

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1 François Jullien, De l’universel, de l’uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures, Fayard 2008, page 32

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