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Langue et traduction - colloques

La traduction comme forme de création : de la théorie à la pratique

Mis à jour : 1 Mai 2018

Faut-il présenter Madeleine Stratford ? Certains, après tout ne la connaissent pas encore. Ils pourront utilement se reporter à la fin de ce message, relayé à partir de deux annonces de notre collègue Olga Anokhina (équipe Multilinguisme, traduction, création, CNRS), que je remercie. Venue de Gatineau (Université du Québec en Outaouais), elle (Madeleine Stratford, donc) présentera en tout cas et prochainement à Paris quatre conférences au titre fort prometteur. Ce sera dans les locaux du CNRS, au 59 rue Pouchet 75017 Paris (http://www.pouchet.cnrs.fr/acces/) et vous en trouverez le détail ci-dessous.

Bonne journée à toutes et tous,

Nicolas Froeliger

 

La traduction comme forme de création : de la théorie à la pratique


1) Vendredi 4 mai 2018 à 14h30
Madeleine STRATFORD
La traduction des textes plurilingues : de la théorie à la pratique

2) Vendredi 18 mai 2018 à 15h
Madeleine STRATFORD
La traduction littéraire au Canada au 21e siècle : au-delà des « deux solitudes »

3) Vendredi 25
mai 2018 à 15h
Madeleine STRATFORD
Traduire la poésie contemporaine : les cultes et cultures de la forme

4) Vendredi 1 juin 2018 à 14h30
Madeleine STRATFORD
Je traduis, donc je crée : génétique de ma pratique traductive

Vous trouverez les résumés des séances et toutes les informations pratiques dans le document joint et en suivant ce lien
http://www.transfers.ens.fr/madeleine-stratford


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Présentation de la séance du 4 mai 
En 2008, je me penchais sur les problèmes de traduction posés par les textes littéraires multilingues dans un article intitulé « Au tour de Babel ! Les défis multiples du multilinguisme » (Meta, 53.3, 457-470 https://www.erudit.org/fr/revues/meta/2008-v53-n3-meta2400/019234ar/). Selon la conception traditionnelle de la traduction, les traducteurs ont pour tâche d’uniformiser les discours afin de faciliter la communication entre les peuples. Or, de plus en plus d’écrivains bilingues, voire polyglottes, célèbrent leur bi- ou leur multilinguisme en signant des textes où deux ou plusieurs langues cohabitent. Dans ce séminaire, je résumerai les diverses manifestations et fonctions du multilinguisme littéraire, puis donnerai quelques exemples de défis de ce type que j’ai moi-même eu à relever dans le cadre de ma pratique de traductrice littéraire en contexte canadien, vers le français comme vers l’anglais. La présentation s’inscrit dans la lignée de l’article de 2008, mais elle va plus loin, en ceci qu’elle mettra au jour une série de stratégies opérationnelles visant à recréer ou à compenser l’effet généré par un texte multilingue.

Présentation de Madeleine Stratford
Traductrice de littérature contemporaine, je me penche depuis longtemps sur l’interaction sens-forme et sa reproduction dans une autre langue, en particulier dans le domaine de la poésie, mais aussi de la prose. Je considère la traduction littéraire comme une forme de création à part entière, postulat qui guide ma pratique comme mes recherches dans le domaine. Polyglotte (français, anglais, espagnol et allemand) et originaire de la partie minoritaire francophone (le Québec) d’un pays « officiellement » bilingue (le Canada), je m’intéresse particulièrement à la production d’écrivains bi- ou plurilingues et aux défis linguistiques, culturels, voire même idéologiques engendrés par la traduction de ce genre de textes. Je mène également des recherches sur la traduction comme processus, ce qui m’a amenée à appliquer une approche génétique à ma propre activité traductive.

http://www.transfers.ens.fr/madeleine-stratford

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