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Plurilinguisme et mondialisation

Introduction de l'anglais comme langue officielle partielle en Suisse ?

Ultima modifica: 18 Feb 2009

Un article publié le 17 février 2009 sur le site de swissinfo.ch

Etrangers: traduire et valoriser l'anglais

L'Etat doit intensifier ses prestations de traduction en faveur des étrangers, recommande l'étude juridique «Diversité des langues et compétences linguistiques en Suisse» du Fonds national de la recherche scientifique (FNS). Ses auteurs proposent aussi de réfléchir à une introduction de l'anglais comme «langue officielle partielle».
 
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Voir un autre article de swissinfo : Le multilinguisme suisse, un avantage compétitif

Analyse de l'OEP (billet d'humeur et d'humour)

Afin d'être agréable aux hommes d'affaires pressés qui parcourent la Confédération sans s'arrêter durablement, un chercheur à l'imagination fertile, a eu cette idée extraordinaire de proposer à la Confédération d'ajouter à ses 4 langues officielles, une cinquième langue officielle, mais qui serait partielle, comme si la Confédération devenait partiellement un 51 Etats des Etats-Unis d'Amérique.

C'est vrai que jusqu'à présent, même en France, où dans certains bureaux de poste on trouve des fonctionnaires parlant anglais, mais aussi allemand, espagnol, ou italien, et dans les crèches, des assistantes puéricultrices parlant arabe, chinois ou albanais, on n'avait pas encore songé à l'élargir le répertoire des langues officielles et à entreprendre une nouvelle réforme de la Constitution.

Nous comprenons évidemment la pitié que peuvent inspirer ces hommes d'affaires monolingues et anglophones (c'est presque synonyme) qui depuis leur naissance n'ont pas encore eu le temps de s'intéresser aux langues et cultures du monde, en tout cas pas à des langues aussi exotiques que l'allemand, le français, l'italien ou autre apache et cheroki (tous les hommes d'affaires ne sont pas ainsi, nous en connaissons de grande culture qui se reconnaitront dans ce billet).

Notre chercheur zélé, dans la catégorie carpette anglaise, n'est pas allé assez loin à notre avis.

  • Il aurait pu proposer par exemple que la Confédération helvétique deviennent partiellement le 51e Etat des Etats-Unis d'Amérique.
  • Plus sérieux : plutôt que de forcer les immigrés en Suisse à apprendre des langues rares comme le français, l'allemand ou l'italien, pourquoi ne pas apprendre aux fonctionnaires suisses et employés de banques d'assurance et de grandes surfaces commerciales à apprendre leurs langues, ce qui ferait une trentaine de langues officielles supplémentaires. Ils le méritent bien, au moins autant en tout cas que les agents de fonds de pensions américains aussi éclairs que leurs profits...
  • Autre proposition, sérieuse celle-là, pourquoi ne pas proposer à ces hommes d'affaires pressés, imbus de langue unique et convaincus de l'universalité et de la supériorité de l'hypercapitalisme financier, dont nous mesurons aujourd'hui tous les bienfaits, et dont l'horizon s'arrête à la ligne de profit, un petit stage éclair d'une heure par jour pendant une semaine pour apprendre dans un globish allemand, français ou italien sur mesure, à reconnaître le nom des rues, heller un taxi ou réserver un hôtel.

Ceci était un appel à proposition. A vos crayons...