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Plurilinguisme et mondialisation

Quel avenir pour le « Global English » à l’heure de la mondialisation ?

Ultima modifica: 26 Apr 2015

La fin du siècle dernier a vu pour la première fois une langue passer du statut de lingua franca internationale à celui de « planétaire » (Global English). Mais la tendance s'inverse, et il devient de plus en plus évident que l'anglais seul ne suffit plus dans un monde en pleine « désoccidentalisation ».

Michaël Oustinoff, Université Nice Sophia Antipolis / ISCC (CNRS), Paris, à l’occasion de sa conférence donnée à Bruxelles à l’invitation de l’Alliance française de Bruxelles-Europe.

On s’attendrait à ce que le monde anglophone se mette à promouvoir le tout-anglais : pourquoi passer par d’autres langues, là où une seule suffit, qui plus est « planétaire » ? C’est au scénario inverse que l’on assiste. Le tout-anglais n’est pas une solution d’avenir, mais une impasse, comme les anglophones sont en train de s’en rendre compte à leurs propres dépens. Il n’y a pas que les non-anglophones à en faire les frais.

Nul besoin d’être grand clerc pour en comprendre la raison : dans un monde multipolaire, l’anglais seul ne saurait répondre à tous les besoins. Avant que ce ne soit le cas, on citera John Meynard Keynes : « In the long run, we shall all be dead » (« à long terme, nous serons tous morts »). Fort heureusement, des solutions à plus court terme existent.

Le basculement du monde et le déclin du tout-anglais...

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