Le linguiste Bernard Cerquiglini ne tourne pas autour du pot à propos de son nouveau livre : « Au fond, je dis que la langue anglaise est ce que le français a fait de mieux ! Mon livre est volontairement de mauvaise foi ! » L’ancien recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie use de l’humour et de la provocation, dans un dosage bien trouvé.
« La quasi-totalité du vocabulaire soutenu de l’anglais appartient à la langue française », souligne l’auteur de “ La langue anglaise n’existe pas ». C’est du français mal prononcé. « L’anglais international vient du français. Une variété de français semé en Angleterre a transmué les Anglo-Saxons, qui se sont ainsi lancés à la conquête du monde. » Au point de faire dire en riant Bernard Cerquiglini que l’Angleterre fut, un temps, la capitale de la francophonie.