Un collectif d’intellectuels et de citoyens algériens ou issus de la diaspora s’inquiète, dans une tribune au « Monde », de la marginalisation progressive du français au profit de l’anglais, davantage pour répondre à des considérations idéologiques qu’à une véritable stratégie linguistique cohérente.
Citoyens, universitaires, enseignants, chercheurs, écrivains, artistes, acteurs économiques, membres de la société civile et de la diaspora algérienne, nous exprimons notre profonde préoccupation face au recul progressif de la place de la langue française dans l’espace public algérien. Depuis plusieurs années, nous assistons à sa marginalisation progressive dans la vie quotidienne. Les enseignes commerciales, les panneaux d’information, les communications institutionnelles et certains usages administratifs voient disparaître cette langue, parfois remplacée par l’anglais.