Logo de l'OEP
Logo de l'OEP

Les francophones s’anglicisent-ils vraiment au Québec ? Les chiffres disent que non

The Conversation, 23 juin 2022

Calvin Veltman, Professeur titulaire (retraité), ÉSG-UQAM, sociolinguiste, Université du Québec à Montréal (UQAM)

La langue française est-elle vraiment en recul au Québec, comme semblent en conclure certaines recherches ? Depuis le recensement canadien de 1971, le statisticien Charles Castonguay sonne l’alarme sur l’anglicisation de la population francophone. Dans son essai Le français en chute libre, publié en 2020, il soutient que l’anglais poursuit inexorablement son ascension d’un recensement à l’autre.

Dans mon précédent article publié plus tôt ce mois-ci sur La Conversation, je démontrais que le français est en bien meilleure situation au Québec en 2016 qu’en 1971, c’est-à-dire avant l’adoption de la loi 101, bien qu’en léger recul depuis 2001 : l’indice RFA (soit la part du français divisée par la somme de la part du français et de l’anglais), est en effet en baisse de 87,8 % à 87,0 %.

Dans cet article, je vais plus loin en décortiquant scrupuleusement certaines statistiques. Sociologue et sociolinguiste, j’ai publié de nombreuses études sur la mobilité linguistique aux États-Unis, au Québec et en Alsace.The Conversation

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.