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La BAD ne veut pas encore introduire la langue arabe

Paru sur le site africanmanager.com le 29 juin 2009

La banque africaine de développement a organisé le 25 juin, à Tunis, une réunion annuelle internationale concernant les services linguistiques, la documentation et la publication. Au cours de cette réunion, valentin M’barga, chef de l’interprétation et de la traduction à la BAD, Helen Campbell, chef de la direction générale de l’interprétation au sein de la commission européenne, ainsi que Igor Spiniov secrétaire IAMLADP, ont débattu des structures  linguistiques  de la BAD, et de l’utilisation  des langues de travail des banques, qui sont essentiellement la langue africaine, l’anglais, et le français. Tous ces thèmes seront amplement débattus lors d’une réunion qui aura lieu dans un hôtel de la capitale les 29 et le 30 juin courants.

Interrogé sur l’opportunité d’introduire la langue arabe, langue officielle de plus d’un pays membre de la banque, comme une des langues officielles de la BAD, V. M’bargua, a indiqué que la banque n’est pas contre cette opportunité, mais n’est pas encore à l’étude.

Cette conférence entre dans le cadre de la promotion du métier du traducteur, un métier qui connaît, selon les organisateurs de l’événement du recul par rapport aux besoins des différents organismes et institutions à l’échelle internationale.

Interrogé sur le sort de la langue arabe au sein de la Banque, V. M’brgua, a souligné que lors de la création de la banque dans les années 1960, un consensus a été mis par les fondateurs de la banque quant à l’adoption des langues françaises et anglaises, en tant que deux langues communes pour la majorité des pays africains, ce qui rend difficile actuellement d’intégrer la langue arabe en tant que troisième langue officielle adoptée par la BAD.