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Poets of Bifurcated Tongues, or on the Plurilingualism of Canadian-Hungarian Poets


Mis à jour : 2 Mai 2012

Un article de Katalin Kürtösi
TTR : traduction, terminologie, rédaction.

Vol. 6, n° 2, 1993, p. 103-130.
Traduction, mixité, politique
Sous la direction de Jean-Marc Gouanvic

Direction : Jean-Marc Gouanvic (directeur)
Éditeur :
Association canadienne de traductologie
ISSN :
0835-8443 (imprimé)  1708-2188 (numérique)

Abstract

Poets of Bifurcated Tongues, or on the plurilingualism of Canadian-Hungarian Poets — This article aims at an analysis of the plurilingualism of four poets of Hungarian origin, living in Canada: Robert Zend, George Vitéz, László Kemenes Géfin and Endre Farkas. Before examining the poems themselves, the various concepts of plurilingualism and the aspects of grouping these poems, including the code-switching strategies used in them, are reviewed. The base language and the nature of code-switching is discussed with a special emphasis on the relationship of grammatical units, intra- and intersentential switches within contexts where plurilingualism occurs. The first three poets have become bilinguals as adults: they form part of Hungarian literature as well as of Canadian writing. The last one, however, has a childhood bilingualism and is considered an English-Canadian Poet. Since they have a twofold minority status (Hungarian origins, plus writing in English in Montréal), analysis of these poets requires a special approach. The main hypothesis of the article is that, when using more than one language within the same work, the author is able to reach special effects which would be otherwise impossible. These poems, plurilingual in nature, also show that, for these authors, language is of multiple use: not only is language a tool of communication, but also the theme of some of their poems: they are often self-reflexive, making formal and semantic experimentation possible.

Résumé

Poètes à la langue fourchue ou du plurilinguisme des poètes canado-hongrois — Cet article a pour but d'analyser le plurilinguisme de quatre poètes d'origine hongroise vivant au Canada: Robert Zend, George Vitéz, László Kemenes Géfin et Endre Farkas. Avant d'analyser les poèmes choisis, un bref aperçu est donné des différentes acceptions du concept de plurilinguisme, ainsi que des aspects suivant lesquels les poètes et leurs ouvrages pourraient être groupés, y compris les pratiques de changement de code. Quelques remarques sont faites sur la langue de base et la qualité du changement du code : une attention particulière est consacrée aux relations avec des unités grammaticales et transphrastiques et aux contextes où ces poètes utilisent plusieurs langues. Dans notre cas, il s'agit d'adultes devenus bilingues qui, bien qu'ils soient considérés comme poètes hongrois, font également partie de la littérature canadienne. Le dernier poète analysé est considéré comme un poète anglo-canadien. Étant doublement dans une situation minoritaire (origine hongroise, écrivant en anglais dans une ville francophone), ces poètes demandent une analyse particulière. L'hypothèse principale de l'article est que, en utilisant plus d'une langue à l'intérieur du même ouvrage, l'auteur peut obtenir des effets spéciaux impossibles à atteindre autrement : l'analyse des poèmes de ces quatre auteurs montre en effet que la langue est, pour eux, un moyen d'expression multiple. Ce n'est pas seulement un moyen de communication, mais le thème de certains poèmes : elle est souvent auto-réflexive, rendant possible l'expérimentation formelle et sémantique.

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